Qu’est-ce que la TRANSITION ?

Le réseau des VILLES EN TRANSITION est un mouvement citoyen international impliquant les populations locales et visant à assurer la “résilience” (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) du territoire. C’est un mouvement indépendant de tout parti politique qui est positif, concret, orienté vers des solutions et la mise en place de projets citoyens.

Source: http://jardinons-ensemble.org/

C’est le professeur de permaculture, Rob Hopkins (anglais de nationalité), qui, le premier, en 2005, théorise le concept de « transition écologique ». Sur la base d’expérimentations visant à l’autonomie des territoires et à la résilience locale, il développe un ensemble de principes et de pratiques qu’il expose dans son ouvrage « The Transition Handbook : From Oil Dependency to Local Resilience » publié en 2008 – « Manuel de transition : de la dépendance au pétrole à la résilience locale« .

D’abord généré pour faire face au pic pétrolier et au dérèglement climatique, le concept de transition écologique a ensuite été décliné dans de nombreuses sphères économiques et sociales. 

Elle couvre ainsi :

  • La transition énergétique (sobriété énergétique, préférence pour les énergies renouvelables…),
  • La transition industrielle (production locale de biens durables, réparables et recyclables dans une perspective d’économie circulaire et d’utilité sociale du travail) et
  • La transition agro-alimentaire (remplacement de l’agriculture industrielle énergivore par une agriculture bio).

Aujourd’hui, de nombreux secteurs d’activités ont intégré les principes de la Transition. En urbanisme par exemple, la Transition implique de recourir à la densification urbaine (appartements), au développement d’espaces verts, à l’efficacité énergétique… Concernant les transports, les alternatives sont également nombreuses pour offrir des solutions d’éco-mobilité (covoiturage, bus électriques, vélos en libre service…) Des organismes financiers et des dispositifs fiscaux incitatifs nouveaux voient également le jour, tout comme de nouvelles formes d’éducation basées sur la coopération et la complémentarité.

La participation citoyenne est au cœur du fonctionnement de ces initiatives. Le mouvement de la Transition dépasse les mouvements écologistes et sociaux qui lui préexistaient. Il offre une vision résolument optimiste de l’avenir.

Face au constat de crises systémiques (écologique, économique et sociale) dans lesquelles nos sociétés sont prises, les acteurs de la Transition voient l’opportunité de changer nos façons de vivre. Plutôt que de sombrer dans le désespoir ou le renoncement devant de pareils constats, le mouvement de la Transition incite à des actions concrètes en lien avec le concept de développement durable.

Il y a aujourd’hui plus de 2000 initiatives de Transition à travers le monde (dans 50 pays) et 150 initiatives en France, réunies au sein du réseau International de la Transition.

Sources http://www.transitionfrance.fr/

Une citation de poids qui rejoint la pensée de Rob Hopkins…

« Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine » ~ Pierre Rabhi ~